
La protection de la vie soulève aujourd’hui des questions d’ordre théologique, éthique et juridique, en particulier la question du rapport entre les droits de l’homme et la peine de mort. C’est sur ces questions que ceux qui ont la mission de protéger la vie doivent réfléchir.
Ce qui dans notre pays sollicite de réexaminer la disposition de la peine de mort, c’est, comme l’écrivait le Pape Jean-Paul II, la réaffirmation précise et ferme de la valeur de la vie humaine et de son inviolabilité dans toutes ses étapes ainsi que l’appel à tous et à chacun, au nom de Dieu : respecte, défends, aime et sers la vie, toute vie humaine ! C’est sur cette voie que tu trouveras la justice, le développement, la vraie liberté, la paix et le bonheur. La vie humaine ne doit pas être objet de concessions.
La grande sensibilité morale exprimée par l’aversion croissante de l’opinion publique pour la peine de mort constitue une obligation pour les Etats à mettre en place des mécanismes pour son abolition. Car la peine de mort, qui apparaît comme une vengeance institutionnalisée, (plus forte que la loi du talion: oeil pour oeil, dent pour dent [Ex 21,24 ; Mt 5,38-42]), et un homicide légalisé, constitue, sur le plan éducatif, une menace à la vie humaine.
Thèmes traités dans ce numéro:
- LA VIE HUMAINE EST SACREE
- ON NE PEUT DISPOSER DE LA VIE D’AUTRUI
- LA PROTECTION DE LA VIE : UN DROIT ET UN DEVOIR